C’était par une fraîche matinée d’automne.
L’association organisait sa première journée complète de programme pour adolescents souffrant de douleurs chroniques.
Au programme : ateliers,
séances d’art,
thérapie de groupe,
conférences
et table ronde pour les parents.
Je me tenais à l’estrade, les mains appuyées de chaque côté, contemplant une mer de visages — certains pâles, d’autres fatigués, d’autres encore aux yeux brillants et enthousiastes.
Des enfants en fauteuil roulant.
Des enfants avec des appareils orthopédiques.
Des enfants souffrant de tremblements.
Des enfants atteints de fatigue chronique.
Des enfants que personne n’avait jamais crus.
Des enfants comme moi.
J’ai pris une inspiration.
« Je m’appelle Mara », dis-je d’une voix assurée.
« Et je suis ici pour vous dire quelque chose que vous n’entendrez peut-être nulle part ailleurs. »
Le silence se fit dans la pièce.
« Tu n’es pas brisé(e).
Tu ne fais pas semblant.
Tu n’imagines pas ta douleur.
Et tu n’es pas un fardeau. »
Une onde de choc parcourut la foule – douce, émotionnelle, électrique.
« Tu mérites de l’aide », ai-je poursuivi.
« Tu mérites de l’espoir.
Tu mérites qu’on te croie.
Et tu mérites d’être soutenu par une communauté qui te voit.
Qui te voit vraiment. »
Des larmes emplissaient les yeux dans toute la pièce.
« Bienvenue à l’endroit que vous auriez toujours dû avoir. »
Les applaudissements qui ont éclaté n’étaient pas forts.
Ce n’était pas sauvage.
Ce n’était pas théâtral.
Il faisait chaud.
Humain.
Réel.
Et à ce moment-là, j’ai senti quelque chose changer en moi — quelque chose de subtil mais de profond.
Je n’étais plus seul.
Je n’étais pas invisible.
J’avais bâti une maison pour les inaudibles, les invisibles, les incrédules.
Un endroit où les enfants ne perdaient pas leur enfance comme j’ai perdu la mienne.
Un lieu où les familles ne noyaient pas la vérité dans le silence.
Un lieu où la maladie n’était pas synonyme d’abandon.
Un lieu né de la douleur, mais bâti sur l’amour.
Et c’est là, je m’en suis rendu compte, que j’ai compris que c’était la fin que je méritais.
Pas de vengeance.
Pas de réconciliation.
Pas la validation des personnes qui m’ont déçu.
Mais ceci…
Une vie que j’ai choisie.
Un avenir que j’ai bâti.
Un but que personne ne pourra plus me voler.
La scène finale
Ce soir-là, lorsque le programme fut terminé et que la dernière famille sortit, je traversai la pièce vide — lentement, prudemment.
J’avais mal aux articulations.
Mes muscles tremblaient.
Mon corps protestait.
Mais j’ai marché.
Je me suis assise dans le cercle que nous avions formé plus tôt et j’ai laissé le calme s’installer doucement autour de moi.
Cette fois, je ne vais pas suffoquer.
Doux.
Pacifique.
Le mien.
J’ai pensé à Harper.
À mes parents.
Au journal.
Au smoothie.
Aux années de souffrance.
Aux années de silence.
À la fille que j’étais.
Et puis je les ai laissés partir.
Pas avec colère.
Pas avec pardon.
Juste lâcher prise.
Car la liberté, ce n’est pas oublier.
Il s’agit de choisir la suite.
Et j’avais choisi.
J’ai regardé autour de moi : les dessins qui séchaient sur les murs, les chaises rapprochées en cercle, les échos des rires et des larmes des adolescents qui ne se sentaient plus seuls.
Et je me suis murmuré à moi-même :
« Je ne suis pas ton fardeau.
Je ne suis pas ton erreur.
Je ne suis pas ton secret.
Je suis mon propre commencement. »
J’ai alors éteint les lumières, verrouillé la porte et suis sorti dans l’air frais du soir.
Ne pas boiter vers l’avenir.
Mais marcher.
Régulièrement.
Avec assurance.
Enfin entier.
LA FIN


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