Je suis venu racheter l’entreprise… et le directeur a ri… mais le propriétaire s’est figé en voyant qui j’étais. – Page 5 – Recette
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Je suis venu racheter l’entreprise… et le directeur a ri… mais le propriétaire s’est figé en voyant qui j’étais.

« J’en suis sûre, mon petit. Quand Robert promet quelque chose, il tient sa parole. »
« Comment le sais-tu ? »
Marguerite regarda l’immeuble de l’entreprise, puis Étienne. « Parce que je connais son cœur depuis plus de quarante ans. Et le cœur des gens ne change pas. Il oublie juste parfois de battre au bon rythme. »

La semaine suivante, la promesse de Robert prit forme. La première réunion avec les familles intéressées par le projet de logements abordables eut lieu dans l’école même qui avait été sauvée de la démolition. Cinquante familles se rassemblèrent dans la cour de l’école un samedi matin. Robert, Marguerite, Marc-Antoine et Étienne présentèrent le projet complet.
« Chaque famille paiera l’équivalent du loyer qu’elle paie déjà maintenant », expliqua Robert. « La différence, c’est qu’au bout de quinze ans, la maison sera à vous. »
Madame Dubois, la voisine de Marguerite et Étienne, leva la main. « Et si nous ne pouvons pas payer un mois ? »
Marguerite répondit. « Nous aurons un fonds d’urgence pour aider les familles qui traversent des difficultés temporaires. Le but est que tout le monde réalise le rêve de devenir propriétaire. »

Une jeune mère posa une autre question : « Et les enfants, où joueront-ils ? »
Étienne se leva pour répondre, utilisant un micro adapté à sa taille. « On a pensé à tout. Il y aura une aire de jeux au milieu du lotissement, un terrain de sport, un jardin communautaire, et l’école sera juste là, au centre de tout. »
Les familles étaient enthousiastes. À la fin de la réunion, les cinquante maisons avaient été réservées.
Marc-Antoine, initialement sceptique, fut surpris par l’engouement de la communauté. « Je n’ai jamais vu une présentation susciter autant d’intérêt », commenta-t-il à Robert.
« C’est parce que ce n’est pas seulement un projet immobilier », expliqua Robert. « C’est un rêve que ces familles ont depuis des années. »

Dans les mois qui suivirent, la construction des maisons devint un événement communautaire. De nombreuses familles se portèrent volontaires pour aider le week-end, apprenant les techniques de base de la construction et réduisant les coûts du projet. Étienne devint une présence constante sur le chantier. Chaque après-midi après l’école, il se présentait avec son cartable et son carnet, observant chaque étape de la construction et posant des questions techniques qui surprenaient même les ouvriers les plus expérimentés.
« Comment savez-vous si les fondations sont assez solides ? » demandait-il à l’ingénieur.
« Nous effectuons des tests de résistance du béton et des calculs structurels », répondait le professionnel, impressionné par la curiosité sincère du garçon.

Marguerite s’adapta également rapidement à la nouvelle routine. Son expérience passée dans l’entreprise, alliée à sa sagesse de vie, en fit une consultante précieuse pour les familles qui avaient des questions sur le financement et la documentation.
Brandon, lui aussi, subit une transformation personnelle. Il découvrit que travailler directement avec de vraies familles, voir l’impact pratique de son travail, était bien plus gratifiant que de simplement analyser des rapports financiers.
« Papa », lui dit sa fille de six ans un soir, « pourquoi es-tu plus heureux ces derniers temps ? »
Marc-Antoine s’arrêta pour réfléchir à la réponse. « Parce que papa a découvert qu’il peut utiliser son travail pour aider d’autres personnes, ma chérie. »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
« Tu sais que papa travaille à construire des choses, n’est-ce pas ? Maintenant, il construit des maisons pour des enfants qui n’ont pas leur propre chambre comme toi. »
La fille de Marc-Antoine devint pensive. « Est-ce que ces enfants seront heureux quand ils auront leur chambre ? »
« Ils seront très heureux. »
« Alors, le travail de papa rend les gens heureux. C’est pour ça que tu es plus heureux, toi aussi. »
Marc-Antoine fut impressionné par la sagesse de sa fille.

Finalement, le jour de la remise des clés des vingt premières maisons arriva. La cérémonie fut organisée un samedi matin, en présence de toute la communauté. Robert fit un discours émouvant.
« Il y a six mois, un garçon de huit ans s’est présenté dans mon entreprise avec 315 euros, voulant l’acheter pour sauver son école. Aujourd’hui, nous remettons vingt maisons à vingt familles, et nous en avons trente autres en construction. » Il fit une pause, regardant les familles rassemblées. « Mais le plus important, ce ne sont pas les maisons que nous avons construites. C’est ce que nous avons appris sur nous-mêmes dans le processus. Nous avons appris que les entreprises peuvent avoir une âme, que le profit peut coexister avec un but, que lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons accomplir des choses qui semblaient impossibles. »
Marguerite prit ensuite le micro. « J’ai travaillé dans cette entreprise il y a quarante ans et je suis partie parce que je pensais que ses rêves étaient trop grands pour devenir réalité. Aujourd’hui, je sais que j’avais tort. Les rêves n’étaient pas trop grands. C’est nous qui étions trop petits pour y croire. »
Quand ce fut au tour d’Étienne de parler, il se tint sur une petite caisse pour atteindre le micro. « Je veux remercier toutes les familles qui ont fait confiance à notre projet. Et je veux dire que ce n’est que le début. Nous allons continuer à construire des maisons, à rénover des écoles, à créer des parcs, parce que maintenant je sais que lorsque les enfants et les adultes travaillent ensemble, ils peuvent changer le monde. »

Après la cérémonie, Robert, Marguerite et Étienne se promenèrent ensemble dans le lotissement fraîchement livré. Les familles emménageaient, organisaient leurs affaires, exploraient leurs nouvelles maisons.
« Marguerite », dit Robert, « te souviens-tu de la première maison que nous avons construite ensemble il y a quarante ans ? »
« Je m’en souviens. Elle ressemblait beaucoup à celles-ci. »
« La différence, c’est que maintenant, tu as un partenaire de huit ans », rit Marguerite en regardant Étienne.
Étienne observait une fille de son âge explorer le jardin de sa nouvelle maison. « Mamie, tu crois qu’elle est heureuse ? »
« Qu’en penses-tu, Étienne ? »
Étienne vit la fille appeler ses parents pour leur montrer un coin du jardin où elle voulait planter des fleurs. « Je pense qu’elle est très heureuse. Et ça me rend heureux, moi aussi. »
Robert s’agenouilla à côté d’Étienne. « Étienne, tu as appris quelque chose de très important. Le vrai bonheur ne vient pas seulement de l’obtention de ce que nous voulons pour nous-mêmes. Il vient aussi d’aider les autres à obtenir ce qu’ils veulent. »

Dans les mois et les années qui suivirent, l’entreprise Dubois & Fils fut complètement transformée. Le « modèle Fournier », comme on l’appelait en interne, fut appliqué à des projets dans tout le pays. Étienne, à quinze ans, avait déjà conçu des communautés d’habitation pour plus de 50 000 familles, tout en poursuivant ses études.
Mais ce qui comptait le plus pour lui, c’était d’avoir contribué à construire une famille solide. Un soir, il les surprit.
« Mamie, Papi Robert… Je vois comment vous vous regardez. Vous vous aimez. »
Six mois plus tard, Robert et Marguerite se marièrent lors d’une simple cérémonie sur la place centrale du premier lotissement qu’ils avaient construit ensemble. Étienne, le garçon d’honneur, les regardait, fier de voir ses parents adoptifs officialiser une union qu’il avait toujours sue véritable.

Des années plus tard, Étienne, jeune diplômé en architecture, se tenait aux côtés de Robert et Marguerite, tous deux aux cheveux blancs, devant un nouveau chantier.
« Papi Robert », dit Étienne, « te souviens-tu du jour où je suis venu acheter l’entreprise ? »
« Comment pourrais-je l’oublier ? C’est le jour qui a changé ma vie. »
« La mienne aussi. Mais tu sais ce que j’ai appris de plus important ? »
« Quoi donc ? »
« C’est que nous n’avons pas besoin d’être adultes pour avoir des idées importantes. Nous n’avons pas besoin de beaucoup d’argent pour changer le monde. Nous avons seulement besoin de nous soucier sincèrement des autres. »
Marguerite, qui écoutait, s’approcha. « Et tu as appris quelque chose d’encore plus important, mon petit-fils. »
« Quoi, Mamie ? »
« Que lorsque nous trouvons notre vraie famille, peu importe comment elle s’est formée. Ce qui compte, c’est comment on l’entretient : avec de l’amour, du respect et la volonté de grandir ensemble. »
Robert serra Marguerite et Étienne dans ses bras. « Alors, quel est le prochain projet de la famille Dubois-Fournier ? »
Étienne sourit. « Le prochain projet est de continuer à construire. Construire des maisons, construire des communautés, construire des rêves. Mais surtout, construire un monde où tous les enfants ont la chance de grandir dans un foyer plein d’amour et d’espoir. »

 

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