Le général demanda : « Y a-t-il des tireurs d’élite ici ? » — Après 13 tirs manqués, une femme atteignit sa cible à 4 000 m. – Page 4 – Recette
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Le général demanda : « Y a-t-il des tireurs d’élite ici ? » — Après 13 tirs manqués, une femme atteignit sa cible à 4 000 m.

« Officiellement, vous êtes réaffectés au Commandement de l’entraînement des opérations spéciales. Officieusement, à l’Unité Fantôme », conclut Norah. « On l’appelle autrement maintenant. Projet Fantôme, mais oui, le concept reste le même. Opérateurs d’élite, missions impossibles, aucune reconnaissance. » Elle ouvre le dossier. À l’intérieur se trouvent des plannings de déploiement, des protocoles d’entraînement et les photos de cinq recrues.

Trois hommes, deux femmes, tous jeunes et d’apparence compétente. « Ce sont vos élèves », demande-t-elle. « Votre équipe. Vous allez les former, les diriger, en faire quelque chose que cette armée n’a jamais vu. » Enora observe les visages. Ils ont l’air confiants. « Ils le sont. C’est là le problème. La confiance sans compétence peut être fatale. Et vous croyez que je peux les former ? » Harris la regarde droit dans les yeux.

Je pense que vous pouvez leur montrer ce qu’est la vraie compétence. Ce qu’est la discipline, ce qu’est le professionnalisme discret. Norah hoche lentement la tête. Une seule condition. Laquelle ? Si je prends ce projet, je le gère à ma façon. Pas de politique, pas de presse, pas de gloire. Soit on réussit dans l’ombre, soit on échoue complètement. D’accord. Elle referme le dossier. Quand est-ce que je pars ? Le transport part dans deux heures.

Le centre d’entraînement est classifié. Vous aurez une autonomie totale à votre arrivée. Bien. Harris lui tend la main. Merci, Capitaine, d’être revenu. De nous faire confiance à nouveau. Norah lui serre la main fermement. Ne me décevez pas. Je ferai de mon mieux. Deux heures plus tard, un avion cargo C130 est immobilisé sur la piste, ses moteurs en cours de préchauffage.

Norah traverse le tarmac, ses sacs et son étui à fusil à la main. Le soleil se couche, teintant le ciel d’orange et de violet. Le désert s’étend à perte de vue. Elle monte sur la rampe d’embarquement, trouve une place dans la soute et s’attache. Les moteurs de l’avion vrombit. L’appareil commence à rouler. De sa poche, Norah sort une douille, celle gravée de coordonnées afghanes.

Elle le brandit vers la lumière déclinante, observant son éclat. Puis elle le remet dans sa poche, appuie sa tête contre la paroi métallique froide et ferme les yeux. L’avion décolle et s’élève dans le ciel qui s’assombrit. Plus loin, cinq recrues attendent d’apprendre ce que signifie être un fantôme. Et Norah Hayes Viper 1 va le leur apprendre.

Les fantômes n’existent pas, mais leur objectif ne meurt jamais.

 

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