Mon père a ri à mon mariage militaire — jusqu’à ce que 150 soldats lèvent la main en signe de salut… – Page 3 – Recette
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Mon père a ri à mon mariage militaire — jusqu’à ce que 150 soldats lèvent la main en signe de salut…

Partie V — L’Après
Des années plus tard, mon bureau surplombe une ville qui dévore ceux qui ont faim de choses futiles et nourrit ceux qui prennent le temps de savourer le fruit de leur devoir. Mes cheveux ont blanchi. J’ai appris quelles réunions requièrent ma voix et lesquelles ne nécessitent qu’une présence rassurante. J’ai appris quand déléguer et quand aller moi-même à la rencontre des gens.

Mon père et moi nous parlons parfois. Il ne me présente plus comme son employé. Un an après le mariage, il a appelé et m’a dit : « Je vais à l’hôpital des anciens combattants tous les vendredis. Ils m’appellent “Rich” et se moquent de ma façon de verser le café. Je crois que je préfère qu’on me taquine plutôt que de me soumettre. »

« Moi aussi, je te préfère comme ça », ai-je dit. Ce n’était pas du pardon. Mais le chemin vers le pardon s’éclaircissait un peu.

Je conserve deux lettres dans un tiroir. L’une vient d’un lieutenant devenu capitaine, puis commandant, qui écrivait : « Madame, je suis resté parce que je vous ai vue rester. » L’autre est de mon père – décédé récemment, maladroit, mais sincère – qui disait : « Tu n’as jamais été celle que j’ai essayé de faire de toi. J’essaie d’être celui que tu méritais. »

Je ne porte pas mes insignes à la maison. Ryan et moi nous connaissons sans avoir besoin de porter d’insignes. Il porte les siens et ne me demande jamais de réduire les miens pour que les siens puissent s’y glisser. Si nous avons des enfants, ils apprendront à saluer et à rire sans que cela ne devienne une arme.

Parfois, quand la circulation est fluide et que le soir pare la ville d’or, je repense à ces 150 soldats et marins se levant dans cette chapelle. Je repense à la façon dont le respect résonne lorsqu’il est le fruit d’années d’efforts. Je repense à mon père assis, non par défi, mais parce qu’il se sentait enfin dépassé par une vérité trop lourde à porter pour être ignorée.

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