— Quelqu’un de très proche t’empoisonne doucement, murmura le médecin en jetant un regard inquiet vers mon mari si attentionné. – Page 4 – Recette
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— Quelqu’un de très proche t’empoisonne doucement, murmura le médecin en jetant un regard inquiet vers mon mari si attentionné.

Cette nuit-là, André fut arrêté. Chez nous, ils trouvèrent non seulement l’arsenic, mais des livres de toxicologie, des notes, des doses, des tableaux. Un méchant méthodique, tout droit sorti d’un polar.

Il nia d’abord, puis plia devant les preuves. Dettes, menaces, indemnité : le puzzle prenait forme. Il jura m’aimer. Je ne reconnaissais plus cet homme.

Le tribunal lui infligea douze ans de réclusion. Je n’ai pas assisté aux audiences : je n’en avais pas la force. J’ai commencé une autre vie. J’ai soigné mon corps, ma tête — j’ai lessivé le poison, le vrai et l’autre.

Aujourd’hui, je vis dans une autre ville. Je travaille dans une association qui aide les femmes face aux violences et aux trahisons. Parfois je me dis : et si Sergueï Palych n’avait rien vu ? Je ne serais sans doute plus là.

La vie se remet en place. Je réapprends à faire confiance, prudemment. Et chaque fois qu’on me propose une tisane, l’image du regard d’André me revient — une tendresse fabriquée, une colère tapie. Je réponds poliment : non merci. Je me la préparerai moi-même.

Voilà. Je ne suis pas un cas isolé. On découvre que les proches empoisonnent plus souvent qu’on ne l’imagine. Tout le monde n’a pas la chance de croiser un médecin capable de voir au-delà de la façade de la « famille idéale ».

 

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