Je ne me suis pas laissée faire par les caprices de ma belle-mère dans ma propre cuisine et je lui ai montré la porte. – Recette
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Je ne me suis pas laissée faire par les caprices de ma belle-mère dans ma propre cuisine et je lui ai montré la porte.

Je nai plus supporté les caprices de ma bellemère dans ma propre cuisine et je lui ai indiqué la sortie.

Encore aucune betterave sautée? lança Madame Virginie Dubois, sa voix résonnant comme le verdict dun juge royal, inéluctable et sans appel. Je tai répété cent fois, Chloé: sans le faire revenir, le potage rouge nest quune soupe fade. Sans ce petit geste, notre Sébastien ne sera pas à la hauteur.

Chloé resta figée, le couteau à la main, face aux bâtonnets de betterave parfaitement taillés sur la planche. Une vague de colère, quelle avait maîtrisée depuis trois jours, commençait à remonter, depuis que la bellemère avait décidé de «passer» et daider le jeune couple à la maison.

Madame Dubois, dit Chloé dune voix posée, sans se retourner pour éviter le regard rempli de pitié et de supériorité, Sébastien mange mon potage depuis cinq ans et na jamais protesté. Je naime pas les fritures grasses, nous essayons de manger sain.

Sain! ricana la vieille, faisant claquer les casseroles comme sil sagissait dun tambour dorchestre. Vous vous gâtez à la mode et vous faites mourir votre mari de faim. Regardezle, il est blême, cest affreux. Il travaille, il a besoin de force, et vous ne lui donnez quune betterave bouillie. Donnezmoi la poêle.

La silhouette imposante de Virginie, drapée dun tablier à fleurs quelle avait ramené dune petite auberge du Sud («les soies de votre région ne me conviennent pas»), se projeta sur Chloé comme un nuage dorage. Dun geste décidé, elle repoussa la bruineuse du poêle, saisit une bouteille dhuile dolive et en versa généreusement un demiverre dans la poêle.

Madame Dubois! Que faitesvous? sécria Chloé, tentant dintervenir, mais la bellemère avait déjà jeté les betteraves dans lhuile bouillante, et lair, jusqualors parfumé daneth, se chargea dune odeur âcre de friture.

Je tapprends, ma chère, tant que je respire, déclara Virginie, tout en remuant la poêle avec vigueur. Un oignon plus gros, un peu de lard gras. Vous avez du lard? Vous navez que du yaourt dans le frigo. Honte à vous.

Chloé recula jusquau rebord de la fenêtre, les poings crispés au point que ses doigts blêmissaient. Cétait sa cuisine, son territoire. Elle avait acheté cet appartement avant le mariage, remboursé le prêt, privé de vacances et de nouveaux habits. Elle avait choisi le canapé couleur ivoire, les rideaux, les bocaux dépices rangés avec précision. Et voilà quune femme, qui pensait que la mayonnaise était le condiment suprême et que la propreté signifiait une odeur de chlore qui brûle les yeux, sinvitait chez elle.

Le soir, quand Sébastien rentra du travail, le silence pesait, interrompu seulement par le cliquetis dune cuillère contre lassiette. Virginie, assise en face du fils, le regardait avec un sourire condescendant.

Alors, mon petit? Cest bon? demandatelle, les yeux pétillants. Enfin un vrai repas, tu as maigri avec les régimes de Chloé.

Sébastien, sentant la tension, balaya du regard sa femme et sa mère. Le potage était gras, trop salé, loin de ce quil aimait, mais il crut mieux ne pas froisser la mère que de contrarier sa femme.

Cest bon, maman, merci, marmonnatil en engloutissant la soupe avec un gros morceau de pain.

Chloé se leva en silence, déposa son assiette intacte dans lévier et sortit de la cuisine. Elle avait besoin dair. Elle savait que la visite nétait quune formalité: la mère habitait à Bordeaux, était venue pour une semaine afin de rendre visite à son fils et de passer des examens à la clinique. Il fallait simplement supporter, pour Sébastien.

Mais le lendemain matin, la patience se révéla épuisable.

Chloé fut réveillée par un bruit répétitif, «craccraccrac», venant de la cuisine. Il était sept heures. Sébastien dormait encore, ronflant doucement. Enfilant son peignoir, elle descendit pour enquêter.

Ce quelle découvrit fit bondir son cœur. Virginie était à lévier, frottant la poêle antiadhésive de Chloé avec une éponge métallique, comme un chirurgien appliquant un traitement radical.

Bonjour, lança la bellemère sans sarrêter, je viens nettoyer la vaisselle. Tu las mal lavée hier, il reste de la graisse, du noir incrusté au fond. Je vais tout récurer, ça brillera comme les yeux dun chat.

Madame Dubois! sécria Chloé, arrachant la poêle des mains de la vieille.

Le revêtement était détruit, des rayures profondes découpant le noir, exposant le métal. La poêle, qui avait coûté cent quinze euros, était désormais un morceau daluminium inutile.

Quavezvous fait? murmura Chloé, horrifiée. Cest du téflon! On ne le frotte pas avec du fer! Jai acheté des spatules en silicone!

Oh, ne fais pas ton drame, balaya Virginie, essuyant ses mains sur un torchon immaculé, laissant des traces grises. Les gens inventent toujours des excuses pour ponctionner les pauvres. Une poêle doit être en fonte ou en aluminium, à racler avec du sable. Cest un caprice, rien de plus. Et puis, tu devrais me remercier, je me suis levée tôt pour mettre de lordre.

Chloé scruta la cuisine et découvrit lampleur du chaos. Le «réglage» de Virginie signifiait tout renverser. Les bocaux dépices, classés alphabétiquement par Chloé, jonchaient le sol. À leur place, des sacs de riz ligotés de bandes en caoutchouc. La machine à café haut de gamme était rangée dans le coin le plus reculé, et au centre du plan de travail trônait une vieille marmite émaillée que la bellemère avait ramenée de son village.

Pourquoi avezvous tout déplacé? bafouilla Chloé.

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