Je suis venu racheter l’entreprise… et le directeur a ri… mais le propriétaire s’est figé en voyant qui j’étais. – Recette
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Je suis venu racheter l’entreprise… et le directeur a ri… mais le propriétaire s’est figé en voyant qui j’étais.

Le vent frais de novembre fouettait le visage d’Étienne Fournier, mais le garçon de huit ans serrait les bretelles de son cartable avec une détermination qui démentait son jeune âge. Il inspira profondément, le regard fixé sur l’immense tour de verre et d’acier qui abritait le siège de « Dubois & Fils BTP ». Jamais il n’était entré dans un bâtiment aussi haut, aussi intimidant, mais il savait sa place aujourd’hui. Dans son sac, une enveloppe jaunie par le temps attendait, trésor fragile qu’il gardait depuis des semaines, guettant l’instant propice. Cet instant, c’était maintenant.

Il poussa la lourde porte tambour et pénétra dans un hall monumental. Le sol en marbre poli reflétait les lumières froides du plafond comme un miroir gelé. Une odeur de cire et de café flottait dans l’air, mêlée au murmure feutré des conversations et au cliquetis lointain des claviers. Près de la banque d’accueil en acajou, deux hommes en costumes sombres discutaient d’un air important. Étienne s’avança vers eux, le cœur battant, et rassembla tout son courage pour déclarer, d’une voix plus assurée qu’il ne l’aurait cru possible :
« Je suis venu acheter votre entreprise. »

Un silence d’une seconde s’installa, si dense qu’on aurait pu le trancher au couteau. Puis, l’un des hommes, le plus jeune, dont la cravate bleu électrique semblait un éclat de couleur criard dans cet univers sobre, éclata d’un rire sonore. Il se pencha en avant, une main sur le ventre, comme s’il souffrait.
« Tu as entendu ça, Thierry ? Le petit veut acheter la boîte ! »
L’homme, Marc-Antoine Lefèvre, directeur commercial depuis trois ans, sortit son smartphone, les larmes aux yeux à force de rire.
« Ça, c’est pour mon Instagram. Ça va faire un carton. »

Son acolyte, Thierry, l’assistant de direction, ne se fit pas prier et se joignit au concert de moqueries. Marc-Antoine pointa l’objectif de son téléphone vers le visage du garçon, qui restait planté là, immobile. Aucune honte, aucune peur ne se lisait sur ses traits. Il attendait simplement que leur hilarité s’apaise pour pouvoir enfin exposer son plan.

« Et tu as combien dans ton petit cartable, gamin ? Cinq euros ? Dix ? » le provoqua Marc-Antoine en approchant encore l’appareil. « Allez, dis à mes followers avec combien d’argent tu es venu acheter une entreprise qui vaut des millions. »

C’est à cet instant précis que le son de pas fermes et réguliers résonna dans le couloir de marbre. Robert Dubois, soixante-huit ans, fondateur et propriétaire de l’entreprise de construction qui portait son nom, apparut, se dirigeant vers l’accueil. Son regard croisa celui du garçon.
Pour Robert, le temps s’arrêta.

Une onde de choc le parcourut, comme un coup de poing invisible à l’estomac. Ses jambes se dérobèrent et il dut s’appuyer contre un mur de marbre froid pour ne pas chuter. Ce visage. Ces yeux bruns, si profonds. Cette façon de garder le menton relevé malgré l’humiliation. C’était impossible. Et pourtant, le doute n’était pas permis. C’était le reflet d’un passé qu’il croyait enterré à jamais.

« Arrêtez ça ! Tout de suite ! » tonna la voix de Robert, une autorité rauque qui fit sursauter Marc-Antoine au point qu’il en laissa tomber son téléphone. L’appareil heurta le sol avec un bruit sec et mat.

 

Le directeur commercial et son assistant se figèrent, stupéfaits. Jamais, en trois ans, ils n’avaient entendu leur patron élever la voix de la sorte. Robert Dubois était l’incarnation de la patience et de la courtoisie, un homme qui traversait les tempêtes avec un calme olympien, même lors des crises les plus rudes que l’entreprise avait connues.
« Monsieur Dubois, je ne faisais que… » commença Marc-Antoine pour se justifier, le visage blême.
« J’ai dit : arrêtez », répéta Robert, sa voix tranchante comme une lame. Il s’avança à grands pas vers eux. « Comment osez-vous humilier un enfant de cette manière ? »

Étienne observait la scène en silence, perplexe. Il ne comprenait pas pourquoi cet homme aux cheveux grisonnants et au regard si doux semblait à ce point bouleversé par sa présence. Ce n’était pas du tout le scénario qu’il avait imaginé.

Robert ignora ses deux employés et s’agenouilla devant Étienne, se mettant à sa hauteur. Ses mains tremblaient légèrement lorsqu’il posa la question, sa voix soudainement plus douce, presque fragile.
« Comment t’appelles-tu, mon garçon ? »
« Étienne Fournier, monsieur. J’habite dans le quartier de la Clairière, près de l’école élémentaire Jean-Jaurès », répondit l’enfant en lui tendant l’enveloppe jaunie. « Et je suis vraiment venu pour acheter l’entreprise. Ou au moins pour essayer. »

Robert prit l’enveloppe avec une précaution infinie, comme s’il s’agissait de l’objet le plus précieux au monde. Ses doigts effleurèrent le papier usé, et un frisson le parcourut. Marc-Antoine et Thierry, toujours debout, assistaient à la scène, de plus en plus décontenancés par la réaction de leur patron.
« Et pourquoi veux-tu acheter notre entreprise, Étienne ? » demanda Robert, sans quitter le garçon des yeux.
« Parce que vous allez démolir mon école », répondit Étienne en désignant l’enveloppe. « Tout est écrit dedans. L’appel d’offres, les documents, tout. Si je suis le propriétaire de l’entreprise, je peux vous dire de ne pas la démolir. »

Un petit rire nerveux s’échappa de la gorge de Marc-Antoine. « Monsieur Dubois, avec tout le respect que je vous dois, c’est ridicule. Ce garçon n’a même pas l’âge de signer un contrat, encore moins de… »
« Marc-Antoine », l’interrompit Robert sèchement, sans jamais détourner son attention d’Étienne. « Prenez Thierry et retournez à vos bureaux. Maintenant. »

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