Je suis venu racheter l’entreprise… et le directeur a ri… mais le propriétaire s’est figé en voyant qui j’étais. – Page 2 – Recette
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Je suis venu racheter l’entreprise… et le directeur a ri… mais le propriétaire s’est figé en voyant qui j’étais.

L’autorité dans la voix du propriétaire ne laissait aucune place à la discussion. Les deux employés s’éloignèrent à reculons, mais Marc-Antoine continua d’observer la scène de loin, l’esprit embrouillé par le comportement étrange de son patron.

Robert ouvrit l’enveloppe. À l’intérieur, il trouva une lettre officielle de la Mairie de Lyon confirmant que Dubois & Fils BTP avait remporté l’appel d’offres pour la démolition de l’ancien bâtiment de l’école Jean-Jaurès, afin de laisser place à un nouveau centre commercial. À côté de la lettre se trouvaient plusieurs dessins d’enfant, représentant des plans alternatifs pour le bâtiment de l’école.
« C’est toi qui as fait ces dessins ? » demanda Robert, examinant les croquis avec une attention grandissante.
« Oui. J’y ai passé toutes mes après-midis la semaine dernière », dit Étienne, une pointe de fierté dans la voix. « Ma grand-mère m’a appris à dessiner des maisons quand j’étais petit. Elle dit que si on sait bien dessiner, on peut montrer aux gens comment rendre les endroits plus beaux. »

Le cœur de Robert s’emballa. La mention de la grand-mère. C’était comme si une porte longtemps scellée venait de s’entrouvrir dans sa mémoire, laissant s’échapper des souvenirs qu’il avait tenté d’ensevelir sous quarante années de travail et de solitude.
« Ta grand-mère ? Comment s’appelle-t-elle ? » demanda-t-il, s’efforçant de garder une voix calme.
« Marguerite Fournier. Elle travaillait dans une entreprise de construction quand elle était plus jeune, avant ma naissance. Elle me raconte toujours des histoires sur son travail, avec des gens qui construisaient des choses importantes pour la ville. »

Les mains de Robert se mirent à trembler de façon visible. Marguerite Fournier. Après quarante ans, ce nom avait encore le pouvoir de désarmer toutes ses défenses, de faire s’effondrer les murs qu’il avait si patiemment érigés autour de son cœur.
« Étienne », reprit-il, cherchant à se concentrer sur la conversation présente. « Tu as apporté de l’argent pour acheter l’entreprise ? »

Le garçon ouvrit son cartable et en sortit une petite boîte à chaussures. À l’intérieur, des billets froissés, quelques pièces, et un petit carnet de comptes.
« Trois cent quinze euros et vingt centimes », annonça fièrement Étienne en montrant le carnet où il avait tout consigné. « J’ai économisé tout mon argent de poche depuis deux ans. J’ai arrêté d’acheter des bonbons, je n’ai pas demandé de jouets pour mes anniversaires et j’ai même vendu certaines de mes petites voitures aux voisins. »

Robert feuilleta le petit carnet. La détermination de l’enfant y était consignée avec une rigueur touchante. Chaque entrée était soigneusement écrite de sa main encore malhabile. « Argent de poche de janvier : 15 €. Vente voiture bleue : 8 €. Aidé Mme Dubois pour ses courses : 5 €. »
Chaque ligne était un sacrifice, une petite victoire sur le chemin de son objectif insensé.

« Tu vis seulement avec ta grand-mère, Étienne ? » demanda Robert, redoutant une réponse qui, il le sentait, allait lui briser le cœur.
« Oui. Mes parents sont partis en voyage quand j’étais bébé et ne sont jamais revenus. Mamie dit qu’ils sont partis dans un endroit très lointain, mais qu’un jour ils reviendront. En attendant, c’est elle qui s’occupe de moi », expliqua l’enfant sans la moindre tristesse, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.

Robert sentit une douleur sourde dans sa poitrine. La version de Marguerite. Une histoire douce pour protéger un petit garçon d’une vérité trop cruelle. Il savait, lui, ce qu’étaient devenus les parents d’Étienne. Sa propre fille, Hélène, et son mari, morts dans un accident de voiture. Hélène, qu’il n’avait pas vue depuis des années avant le drame, à cause de sa dispute avec Marguerite. Cet enfant… cet enfant était son petit-fils.

Marc-Antoine, ne tenant plus, réapparut dans le hall. « Monsieur Dubois, je suis désolé de vous déranger, mais les responsables du projet de centre commercial sont au téléphone. Ils veulent confirmer si nous commençons la démolition la semaine prochaine. Le contrat a une clause de délai qui… »
« Marc-Antoine, je vous ai dit de ne pas nous déranger », coupa Robert, visiblement agacé.
« Mais monsieur, il y a quinze millions d’euros en jeu ! Nous ne pouvons pas retarder le calendrier à cause de… » Le regard de Marc-Antoine se posa sur Étienne avec mépris. « … de ça. »

Étienne sentit qu’il devait agir. Il plongea de nouveau la main dans son cartable et en sortit d’autres dessins, plus élaborés que les premiers.
« Monsieur, pourriez-vous au moins regarder mes autres projets ? » demanda-t-il en tendant les feuilles à Robert. « J’ai fait des recherches à la bibliothèque de l’école. J’ai découvert que rénover un vieux bâtiment peut coûter moins cher que d’en construire un nouveau. L’école n’a pas besoin d’être démolie si on fait quelques réparations. »

Marc-Antoine laissa échapper un autre rire, cette fois chargé de sarcasme. « Gamin, tu ne comprends rien au monde des affaires. Nous avons signé des contrats. Nous avons des délais, des investisseurs qui attendent. Ça ne se passe pas comme… »
« C’est peut-être vous qui ne comprenez pas, Marc-Antoine », l’interrompit Robert, étudiant les dessins d’Étienne avec un intérêt croissant.

Les croquis du garçon étaient étonnamment détaillés pour son âge. Il avait imaginé comment ajouter de plus grandes fenêtres pour laisser entrer plus de lumière naturelle, comment utiliser la cour intérieure pour créer un jardin communautaire, et même comment installer des panneaux solaires sur le toit pour économiser de l’énergie.
« Où as-tu appris tout ça sur les panneaux solaires, Étienne ? » demanda Robert, impressionné.
« Sur Internet, à l’école. La maîtresse m’a laissé faire des recherches sur les énergies propres pour un exposé. Alors j’ai pensé que si l’école avait des panneaux solaires, elle économiserait de l’argent chaque mois et pourrait acheter plus de livres et de matériel pour les enfants. »

Marc-Antoine leva les yeux au ciel. « Monsieur Dubois, nous ne pouvons pas prendre des décisions commerciales basées sur les gribouillages d’un enfant. Nous avons des responsabilités envers nos investisseurs. »
Le téléphone de Marc-Antoine sonna à cet instant. C’était l’ingénieur en chef du projet de centre commercial.
« Allô », répondit le directeur commercial en s’éloignant de quelques pas, le visage soudain tendu.

Pendant que Marc-Antoine était au téléphone, Robert continua de parler avec son petit-fils, son cœur un mélange tumultueux d’émerveillement et de douleur.
« Parle-moi encore de ta grand-mère, Étienne. Est-ce qu’elle travaille toujours ? »
« Non, elle a arrêté de travailler il y a quelques années parce qu’elle est tombée malade. Maintenant, elle reste à la maison, mais chaque après-midi, elle m’aide pour mes devoirs et m’apprend des choses sur la construction. Elle en connaît un rayon. »
« Quel genre de maladie a ta grand-mère ? » demanda Robert, la gorge nouée.
« Les médecins ont dit que son cœur est faible. Elle doit prendre des médicaments tous les jours et ne peut pas faire de gros efforts. C’est pour ça que je fais les courses et le ménage. Mais elle n’aime pas que je dise qu’elle est malade. Elle dit qu’elle est juste fatiguée. »
Robert sentit sa poitrine se serrer. Marguerite. Toujours trop fière pour admettre ses faiblesses. C’était elle, d’un bout à l’autre.

Marc-Antoine revint de son appel, le visage décomposé.
« Monsieur Dubois, nous avons un problème. L’ingénieur a découvert que le projet du centre commercial présente des irrégularités techniques. Il veut organiser une réunion d’urgence pour discuter de modifications structurelles. »
« Quel genre d’irrégularités ? » demanda Robert, l’esprit soudain vif et alerte.
« Le sol où le centre commercial devait être construit est plus instable que prévu. Cela nécessiterait un investissement beaucoup plus important dans les fondations, ce qui pourrait rendre le projet financièrement non viable. »

Étienne suivait la conversation avec une attention intense.
« Est-ce que ça veut dire que vous n’allez peut-être pas construire le centre commercial ? » demanda-t-il, une lueur d’espoir dans la voix.
Marc-Antoine le foudroya du regard. « Non, gamin. Ça veut dire qu’on va devoir trouver une solution pour continuer le projet. Les affaires sont les affaires. »
« Mais si le sol n’est pas bon pour un centre commercial, c’est peut-être mieux de laisser l’école là où elle est », suggéra Étienne avec une logique désarmante. « Ma grand-mère dit toujours que l’école est là depuis cinquante ans et qu’elle n’a jamais eu de problèmes. »

Robert regarda Étienne avec un intérêt renouvelé. « Cinquante ans ? Tu en es sûr ? »
« Oui. Mamie m’a raconté que quand elle était jeune, elle a aidé à organiser une fête pour l’inauguration de l’école. Elle a même de vieilles photos à la maison. »

À cet instant précis, comme si elle était invoquée par leurs paroles, une femme âgée apparut à l’entrée de l’entreprise. Elle marchait lentement, s’appuyant sur une simple canne, mais ses yeux brillaient d’une détermination farouche. C’était Marguerite Fournier, soixante-douze ans, à la recherche de son petit-fils qui n’était pas rentré de l’école.
« Étienne ? Étienne, où es-tu ? » appela-t-elle en balayant du regard le hall élégant.
Étienne courut vers elle. « Mamie, je suis là ! Tout va bien ! »
« Mon enfant, j’étais si inquiète. Tu n’es pas rentré à l’heure habituelle, et… »
Marguerite s’interrompit brusquement. Ses yeux venaient de rencontrer ceux de Robert.

Le silence qui s’ensuivit fut assourdissant. Quarante années s’évanouirent en un instant. Marguerite laissa tomber sa canne, qui produisit un bruit sec sur le marbre. Robert se releva si vite qu’il manqua de trébucher.
« Marguerite… » murmura-t-il, comme s’il voyait un fantôme.
« Robert… Robert Dubois. Mais… comment ? »
Marguerite tentait de former des mots, mais la surprise était trop grande. Le choc la clouait sur place. Étienne regardait alternativement sa grand-mère et Robert, essayant de comprendre ce qui se passait.
« Vous vous connaissez ? » demanda le garçon, sa petite voix résonnant dans le silence pesant.

Marc-Antoine, qui observait la scène, était tout aussi perplexe. En trois ans de service, il n’avait jamais vu son patron réagir de cette façon.
Robert s’approcha lentement de Marguerite, comme s’il craignait qu’elle ne disparaisse au moindre mouvement brusque.
« Marguerite, je… tu… tu es la même. Juste un peu plus… » Il s’arrêta, ne sachant comment finir sa phrase.
« Vieille ? » compléta Marguerite avec un sourire timide qui fendit la tension. « Quarante ans, ça vous fait ça, Robert. Toi aussi, tu as changé. Plus distingué… plus… »
« Distant », acheva Robert, une infinie tristesse dans la voix.

Étienne ramassa la canne que sa grand-mère avait laissée tomber et la lui tendit. « Mamie, comment vous connaissez-vous ? Tu ne m’as jamais dit que tu connaissais le propriétaire de l’entreprise. »
Marguerite accepta la canne et soupira profondément, ses yeux toujours fixés sur Robert. « Mon petit, il y a des histoires que l’on garde dans son cœur, parce qu’elles sont trop importantes pour être racontées sans le bon moment. »

Incapable de contenir sa curiosité plus longtemps, Marc-Antoine intervint. « Monsieur Dubois, pourriez-vous nous expliquer ce qui se passe ? Nous avons une entreprise à faire tourner, et… »
« Marc-Antoine », dit Robert sans quitter Marguerite des yeux. « Annulez tous mes rendez-vous d’aujourd’hui. Et faites préparer du café dans mon bureau. »
« Mais monsieur, la réunion avec les investisseurs est à 15 heures, et… »
« J’ai dit : annulez », répéta Robert avec une fermeté qui fit reculer Marc-Antoine d’un pas.

Puis, il se tourna vers Marguerite et Étienne. « S’il vous plaît, voudriez-vous venir dans mon bureau ? Nous avons beaucoup de choses à nous dire. »

Le trajet jusqu’à l’ascenseur se fit dans un silence chargé d’électricité. Étienne ne cessait de lancer des regards interrogateurs de sa grand-mère à Robert, tentant de percer le mystère de leur lien. Marguerite marchait en silence, le regard perdu dans des souvenirs qu’elle avait gardés enfouis pendant des décennies. Robert, lui, sentait le poids de quarante années de regrets s’abattre sur ses épaules.

Le bureau de Robert était spacieux et élégant, avec d’immenses baies vitrées offrant une vue panoramique sur toute la ville de Lyon. Aux murs, des photos de l’entreprise au fil des ans, des certificats et des prix encadrés. Étienne s’assit dans l’un des fauteuils en cuir et continua d’observer les deux adultes qui semblaient tenir une conversation silencieuse, uniquement par le regard.
« Mamie », dit Étienne, brisant le silence. « Pourquoi vous vous regardez comme ça ? On dirait que vous avez vu un fantôme. »
Marguerite eut un petit rire, caressant les cheveux de son petit-fils. « Pas exactement un fantôme, mon trésor. C’est plutôt comme retrouver une partie très importante de notre passé. »

Robert servit un café à Marguerite et un verre de jus de fruits à Étienne.

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