Thompson a pris une décision qui allait à l’encontre de tous les manuels tactiques, de 16 ans d’expérience chez les SEAL et du simple bon sens concernant les limites de l’efficacité des armes légères.
—Feuez les coups de feu.
Nicole entama immédiatement sa routine de préparation à l’affrontement, un rituel chorégraphié avec précision qu’elle avait perfectionné au fil de centaines d’éliminations à longue distance. L’évaluation des conditions environnementales commença. Le vent soufflait à 19 km/h du nord-ouest au niveau du sol, mais sa formation en météorologie lui avait appris que les régimes de vent seraient sensiblement différents à 30 mètres d’altitude de sa position par rapport à la cible. La température de l’air était de 27 °C, l’humidité de 31 % et la pression atmosphérique de 29,91 pouces de mercure, légèrement supérieure à la normale au niveau de la mer, ce qui influencerait sensiblement la trajectoire de la balle.
Il effectua des réglages micrométriques sur les tourelles de réglage en élévation et en dérive de sa lunette, intégrant des calculs qui tenaient compte de l’effet Coriolis aux distances extrêmes. À plus de 1 800 mètres, la rotation de la Terre influençait la trajectoire de la balle de plusieurs centimètres, un facteur que la plupart des tireurs d’élite n’avaient jamais à prendre en considération.
À travers sa lunette, Nicole pouvait distinguer les trois cibles avec une clarté cristalline.
Le général Rashid al-Mansuri, commandant des opérations stratégiques de l’ennemi et architecte de multiples attaques terroristes contre les forces de la coalition.
Le général Omar Khalil, chef des opérations logistiques et d’approvisionnement, dont l’élimination paralyserait le soutien matériel ennemi.
Le général Faisal al-Zahrani, chef du renseignement, dont la mort paralyserait les réseaux de communication et les capacités de coordination de l’ennemi.
Les trois hommes se tenaient près des fenêtres, absorbés par une discussion animée au sujet de ce qui semblait être des plans de bataille étalés sur une grande table. Ils ignoraient tout de ce qui se passait à 2 247 mètres de là, où l’un des tireurs d’élite les plus redoutables au monde calculait leur élimination avec une certitude mathématique.
La respiration de Nicole ralentit jusqu’au rythme contrôlé qu’elle avait maîtrisé grâce à des milliers d’heures d’entraînement intensif. Son rythme cardiaque chuta au minimum nécessaire pour éliminer même les mouvements infimes susceptibles d’affecter sa visée. C’était l’état physiologique que seuls les tireurs d’élite atteignaient. Un état où la physique, l’instinct et l’entraînement fusionnaient en une précision quasi surnaturelle.
L’équipe SEAL observait avec fascination et incrédulité Nicole effectuer les derniers micro-réglages de son fusil. Le commandant Thompson suivait les cibles à travers sa lunette d’observation, tandis que le maître Williams maintenait la communication avec le commandement interarmées. Les autres opérateurs assuraient la sécurité des périmètres et surveillaient les patrouilles ennemies.
—Portée de 2 247 mètres—chuchota Nicole dans sa radio tactique—. Trois cibles de grande valeur, fenêtres nord-ouest, étage supérieur, conditions météorologiques optimales, attaque dans 15 secondes.
Nicole aligna son réticule sur la première cible, le général al-Mansuri, posté près de la fenêtre la plus à gauche. Elle calcula la correction précise de la chute de la balle nécessaire à cette distance extrême, compensa la dérive due au vent d’après les conditions météorologiques et s’adapta à la légère inclinaison ascendante du tir. Son doigt se posa sur la détente avec cette pression douce et constante qui distinguait les tireurs amateurs des professionnels aguerris. La détente du Barrett offrait un départ net et précis, un départ qu’elle avait testé des milliers de fois.
Nicole expira exactement la moitié de son souffle et le retint, atteignant ce moment d’immobilité physiologique parfaite qui rendait possibles des prises de vue impossibles.
Le fusil tira avec une force phénoménale, la détonation du calibre .50 produisant un signal audible à des kilomètres à la ronde. L’énorme balle quitta le canon à 887 mètres par seconde, entamant un parcours de 2,44 secondes sur 2 247 yards (environ 2 000 mètres), après une chute de plus de 10 mètres et une dérive de 48 centimètres, dues aux conditions de vent calculées et à l’effet Coriolis.
À travers sa lunette, Nicole suivit l’impact de la balle avec un détachement professionnel et se concentra aussitôt sur la seconde cible. Le général Khalil s’était instinctivement tourné vers le bruit du corps de son collègue s’écrasant au sol, offrant un profil idéal pour un tir de précision.
Nicole tira son deuxième coup avant même que les autres généraux aient pu comprendre ce qui se passait. La balle atteignit le général Khalil en pleine tête avec une précision chirurgicale, et Nicole s’apprêtait déjà à prendre pour cible sa troisième et plus redoutable mission.
Le général al-Zahrani commençait à se mettre à couvert, réalisant qu’ils étaient sous le feu d’un tireur embusqué, mais il restait partiellement visible à travers le cadre de la fenêtre. Le troisième tir de Nicole était le plus complexe techniquement. Une cible mobile à très longue distance exigeait un tir prédictif alliant mathématiques, physique et intuition. Elle a anticipé la trajectoire de la cible de la distance calculée, en tenant compte de sa vitesse, de sa direction et du temps de vol de la balle.
Le tir a atteint sa cible avec une précision mortelle.
Trois tirs, trois éliminations confirmées. Durée totale : 12,3 secondes.


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