Le chien de guerre a envoyé quatre maîtres-chiens aux urgences jusqu’à ce que cette vétérane, d’un ton calme, prononce un seul ordre. – Page 3 – Recette
Publicité
Publicité
Publicité

Le chien de guerre a envoyé quatre maîtres-chiens aux urgences jusqu’à ce que cette vétérane, d’un ton calme, prononce un seul ordre.

Wulac regarda Jolene. Elle lui fit un signe de tête presque imperceptible. Elle se battait pour gagner. Wulac recula, mais ses yeux ne quittèrent pas le visage de Kentner.

S’ensuivirent cinq heures d’évaluation rigoureuse. Les tests commencèrent par une inspection complète de l’équipement. Chaque pièce du matériel qu’elle avait apporté fut examinée selon les normes en vigueur. Vint ensuite l’épreuve d’aptitude physique : une course de cinq kilomètres en tenue complète, dans l’humidité étouffante du Missouri.

Elle termina en 22 minutes. Kentner nota quelque chose sur son bloc-notes sans même regarder l’heure. L’exercice suivant était le parcours d’obéissance avec un chien qu’elle n’avait jamais dressé auparavant : un berger allemand de trois ans nommé Axel, qui présentait lui-même des problèmes de comportement. Elle disposait de 15 minutes pour établir un lien de confiance, puis devait exécuter un parcours sans faute.

Axel la testa immédiatement : il tira sur la laisse et ignora ses ordres. Jolene, patiente, adapta son langage corporel et trouva les points de pression qui le firent réagir. Au bout de quinze minutes, il était complètement guéri. Kentner ne dit rien.

L’après-midi fut consacrée à des exercices de simulation de fouilles de bâtiments, avec des figurants dissimulés dans des angles morts. Des exercices de détection furent également proposés, avec des dispositifs d’entraînement enterrés dans des endroits bien plus difficiles d’accès que ceux requis pour la certification standard. Jolene inspecta chaque pièce et trouva chaque dispositif. Ses mouvements étaient efficaces et professionnels, une compétence acquise uniquement grâce à des années d’expérience sur le terrain. D’autres maîtres-chiens s’étaient rassemblés pour observer.

Elle sentait leurs regards posés sur elle. Certains étaient hostiles, d’autres curieux. Quelques-uns commençaient à manifester une sorte de respect. L’épreuve finale consistait en un test de stress avancé pour maître-chien : un parcours d’obstacles chronométré avec un chien qu’elle n’avait jamais utilisé. Elle devait franchir des barrières, ramper dans des espaces restreints et monter sur des plateformes surélevées tout en gardant le contrôle et en communiquant avec l’animal.

La température avait dépassé les 32 degrés. La sueur ruisselait sur son uniforme. Ses muscles la brûlaient après cinq heures d’examens continus. À un moment donné, ses bottes ont glissé sur une plateforme mouillée. Elle s’est rattrapée à la rambarde, mais a senti son genou se tordre. Pas gravement, juste assez pour lui envoyer une vive douleur dans la jambe. Elle a continué d’avancer.

Le cours s’est terminé par une simulation de morsure. Un acteur en combinaison rembourrée chargeait la chienne. Celle-ci devait mordre sur commande, maintenir la prise et relâcher la pression sur commande. Un timing parfait, un contrôle parfait. Jolene donnait les ordres. La chienne a exécuté la manœuvre à la perfection.

Lorsqu’elle franchit la ligne d’arrivée, les autres maîtres-chiens restèrent silencieux. Kentner regarda le chronomètre, puis elle, trempée jusqu’aux os, boitant légèrement, le visage impassible. Il garda le silence un long moment, avant d’annoncer que l’évaluation était terminée. Elle était autorisée à travailler avec le chien.

Vendredi matin, le temps était gris et froid. Jolene avait passé tout son temps libre ces deux derniers jours près de la niche de Reaper. Pas à l’intérieur, sans le toucher, simplement présente.

Le premier jour, elle s’assit sur une chaise pliante à trois mètres de la cage, fredonnant une douce mélodie, le laissant s’habituer à son odeur et à sa présence. Reaper ne la regardait pas. Il restait dos à la paroi du fond de sa cage, les oreilles aplaties et le corps raide. Le deuxième jour, elle rapprocha la chaise, à un mètre et demi du grillage. Elle ne chercha pas à interagir avec lui, se contentant d’être là, dans son espace, lisant un livre, fredonnant, laissant le silence s’installer entre eux.

Dans l’après-midi, il s’était retourné. Il l’observait du coin le plus éloigné de la cage, toujours tendu, mais attentif.

Troisième jour, vendredi. Elle est arrivée à 7h00. Reaper était déjà à l’avant de la cage, sans grogner, sans montrer les dents, la regardant simplement avec ses yeux bruns intelligents qui exprimaient plus de douleur que d’agressivité.

À 8 h, le sergent-chef Wulac l’informa que l’équipe vétérinaire était prête. Elle avait jusqu’à 9 h pour constater des progrès significatifs, faute de quoi l’euthanasie aurait lieu comme prévu. Kentner était présent, ainsi que la moitié des soigneurs de la base. La nouvelle s’était répandue. Tous voulaient voir comment cela se terminerait.

Jolene s’approcha lentement de la cage, délibérément. Elle s’accroupit comme le premier jour. Elle se fit toute petite, se tourna sur le côté. Reaper restait immobile.

 

La suite de l’article se trouve à la page suivante Publicité
Publicité

Yo Make również polubił

Leave a Comment